EnvironnementLes Plumes d'Akéva

Restauration de 10 000 ha de terres dégradées, un nectar économique et médicinal pour les pygmées Bedzan et les Bororos de Ngambè-Tikar

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PYGMEES BEDZAN DU CAMPEMENT NYANKA

Ce projet du ministère de l’environnement du Cameroun appuyé par le Fonds de l’environnement Mondial ( FEM), va toucher plus de 500 membres des communautés autochtones, dont les pygmées Bedzans et les Bororos de la plaine Tikar dans le Mbam et Kim région du centre.

Selon Clovis Nzuta, expert camerounais spécialisé dans l’environnement, le climat et la finance climatique, les projets de restauration créent des emplois locaux dans la plantation et la gestion de piliers. L’économie locale est diversifiée grâce à la production de plants forestiers/agroforestiers et la vente de produits non ligneux.

Clovis Nzuta, bilogiste de la conservation

La restauration des paysages dégradés génère donc de nombreux avantages socio-économiques, que ce soit pour toute la population, mais aussi pour les peuples autochtones.Il souligne que cette restauration va directement contribuer au moyen de subsistance des communautés et à la résilience climatique. Ceci à travers quoi? Premièrement, quand on parle de renforcer les moyens de subsistance des communautés, on voit  ici l’augmentation des revenus, grâce aux produits forestiers non-ligneux, notamment le miel, les champignons, les plantes médicinales, les fruits sauvages, le bambou, etc. Une véritable bouffée d’oxygène, car ce sont des ressources qui sont en train de diminuer avec le temps, la pression anthropique, et les changements climatiques. Donc la restauration va permettre de remettre à jour ces produits-là.

pygmees bedzan

Pour ce biologiste qui cumule plus d’une décennie d’expérience dans la conservation de la biodiversité, la gestion des zones protégées en Afrique centrale, On est en train de quitter progressivement d’un paysage où les peuples autochtones et les autres communautés environnantes dépendent entièrement de la nature pour tous leurs besoins vers un paysage où ils se retrouvent obligés de pouvoir produire pour pouvoir bénéficier. Raison bien simple, les changements climatiques et la dégradation du paysage ont changé ces paysages-là.

Les éleveurs  peuls, des pâturages à la semence

Donc, il faut déjà se rendre compte qu’actuellement, les communautés autochtones sont en train de muter, et sont en train de s’adapter. On voit déjà par exemple, les éleveurs bororos qui étaient réputés pour n’être que des éleveurs en train de faire de l’agriculture. C’est une sorte de réponse face aux changements que le paysage procure. Et donc, ça ne sera que bénéfique qu’un projet comme celui-là arrive avec des techniques pour pouvoir  leur apporter de nouvelles techniques qui les aideraient à diversifier leur façon de faire.

Elthon Djeutcha

Akéva !

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